En concert samedi 2 février avec Voodoo Jazz

Hello!

J’aurai le plaisir d’être en concert ce soir, 2 février à 21h30 avec Voodoo Jazz. Ça se passe au O Patro Výš 356, rue Mont-Royal EST Montréal (Québec) H2T 1P9 (Métro Mont-Royal)

Nous voici jouant deux de mes compos

L’homme qui plantait des sages 

Êtes-vous fou vous? 

Lussier nouveau : toucher un âme

J’adore les univers sagement fous et assumés de René Lussier. Voici un extrait de son album le trésor de la langue 

J’ai découvert, il y a quelques années, qu’il était aussi chanteur par un ami (merci Charlot!). Sur son album Le prix du bonheur, on le retrouve chantant les paroles hirsutes de Paule Marier. C’est bringuebalant, kitsch*, cute, ça décape, ça surprend à chaque écoute, et surtout, ça rend de bonne humeur.

En voici un extrait live  

Prolifique, on lui doit aussi les musiques du Moulin à images de Robert Lepage, de même que la bande sonore de Trou Story (documentaire essentiel de Richard Desjardins qui présente un regard critique sur les philosophies de gestion des mines d’hier à aujourd’hui.)

Cette fois-ci, il nous arrive avec un autre album chanté. Voici ce qu’il en dit :

«Toucher une âme

Un deuxième album de chansons, presque sept ans après Le Prix du Bonheur.    

Oui, ça été long. Une aventure qui a connu tous les empêchements et retards possibles, pour tout un lot de bonnes et de mauvaises raisons. En m’attelant à composer et interpréter un nouvel album « chanté », j’ai mis la barre haute et mesuré l’ampleur du défi. Et puis je me suis retrouvé sans compagnie de disque et sans producteur, sollicité par d’autres créations qui sont devenues prioritaires. J’ai mis plusieurs fois le projet en veilleuse, pour gagner ma vie et me donner les moyens d’y revenir, chaque fois avec un grand désir de tout mettre en œuvre pour le faire à mon goût. Comme chaque fois qu’un projet me hante, j’ai poursuivi en assumant mon éclectisme,  avec – sinon la satisfaction, du moins la fierté  de suivre ma propre route, quoi qu’il m’en coûte.

La chanson permet une communication incroyablement concrète qui me fascine.  C’est cette communication qui m’intéresse.  Au final, je suis heureux de pouvoir partager un acte de création qui, s’il ne ressemble à rien de ce que « l’industrie de la chanson » propose, nous ressemble, à Paule et à moi, comme à beaucoup d’autres. J’espère que ceux-là voudront s’y reconnaître, se laisser toucher, nous toucher en retour.

Me revoici donc en compositeur–interprète puisque l’auteure a une autre tête et que je suis son haut-parleur!»

Voici lesdites tounes

En tout cas, je sais ce que je vais écouter dans les jours qui suivent, et pour longtemps!

http://www.renelussier.ca/

*Le mot Kitsch est employé ici au même sens que celui donné par Normand Baillargeon ici 

inspiration hypnotique

Music for 18 Musicians, appelée également 18, est une œuvre musicale de Steve Reich composée entre mai 1974 et avril 1976 pour un ensemble concertant de 18 musiciens. Cette œuvre est à la fois considérée comme l’une des pièces maîtresses du compositeur notamment de sa période dite de « minimalisme mature » mais également une œuvre essentielle de la musique contemporaine, en particulier de la musique minimaliste.

Historique

Cette œuvre qui devait au départ s’intituler Music for 21 Musicians a été composée par Reich après deux étés successifs passés à étudier la musique balinaise, et plus particulièrement le gamelan auprès de Bob Brown à Seattle. Elle marque, dans la carrière jusque-là relativement confidentielle du compositeur, la transition de ses premières recherches minimalistes vers une écriture harmonique modale s’articulant autour de « centres tonaux » clairement énoncés. Steve Reich nota lui-même, en 1976, que pour cette œuvre il écrivit « davantage de mouvements harmoniques dans les cinq premières minutes de Music for 18 Musicians que dans toutes les autres œuvres terminées à ce jour ».

Une première représentation de travail intitulée Work in Progress for 21 Musicians and Singers est donnée à The Kitchen, un lieu de création contemporaine de Chelsea à Manhattan, en mai 1975. La première mondiale de l’œuvre a lieu près d’un an plus tard, le 24 avril 1976 au Town Hall à New York. L’œuvre est ensuite donnée en Europe au Metamusik Festival de Berlin en octobre de la même année. Elle est enregistrée par Deutsche Grammophon, par l’ensemble Steve Reich and Musicians à The Kitchen en 1977. Toutefois, Deutsche Grammophon doute de pouvoir commercialiser un disque avec succès et décide de transférer l’enregistrement au label ECM, un label de jazz contemporain et de musiques expérimentales, qui publie un disque en 1978.

Durant près de deux ans, Steve Reich ne compose plus rien, à la fois car il a le sentiment de ne pas pouvoir dépasser les avancées formelles mises en place avec 18 et qu’il ne souhaite pas se répéter, mais également parce qu’en tant que manager et directeur artistique de son ensemble il est excessivement pris par l’organisation des tournées internationales de représentation de ces œuvres. Il considère surtout que la « source d’inspiration est tarie » et qu’il se doit d’orienter ses recherches dans une autre direction. C’est à cette période qu’il commencera ses études sur la cantillation hébraïque (qui aboutiront en 1981 à la création de Tehillim) en séjournant notamment à Jérusalem durant l’année 1977 juste après la première de Music for 18 Musicians à Londres en janvier 1977. Cette période marque également le début de son retour au judaïsme et la tentation qu’il a eu alors de devenir rabbin. Devant honorer une commission d’un festival hollandais, il emprunte toutefois les techniques de 18 et de Music for Mallet Instruments, Voices, and Organ pour composer Music for a Large Ensemble (1978) avant de s’en écarter par la suite.

Pendant de nombreuses années et à de très rares exceptions, l’œuvre ne fut jouée en concert que par l’ensemble de Reich en raison de l’absence de partition réellement complète et annotée. Son exécution reposait en grande partie sur la transmission orale de certains passages, motifs, et techniques que seuls Reich et les membres de son groupe pouvaient comprendre. Ce n’est qu’en 1997 que la partition de Music for 18 Musicians fut finalement transcrite et annotée précisément par Marc Mellits, un étudiant de l’Université Cornell dont la thèse portait sur l’œuvre, puis revue par Reich pour être publiée chez Boosey & Hawkes Music Publishers ce qui lui vaut désormais une plus large diffusion internationale et de nombreuses représentations par divers ensembles, dont l’Ensemble Modern qui fut la première formation non liée à Reich à jouer et enregistrer l’œuvre.

Structure

L’œuvre a été écrite pour un violon, un violoncelle, deux clarinettes et deux clarinettes basses, quatre pianos, trois marimbas, deux xylophones, un vibraphone (ou métallophone), des maracas, et quatre voix féminines amplifiées. Le nombre de musiciens n’est pas fixé comme l’écrit Steve Reich sur l’en-tête de la partition et peut légèrement varier du fait de la nécessité du doublement de certaines parties. Il varie de 18 musiciens au minimum à 22 au maximum. Steve Reich, au sein du Steve Reich Ensemble, joue généralement une des partitions pour piano et marimba. Du fait du rôle central du vibraphone (qui selon les vœux du compositeur remplace le chef d’orchestre) et du premier clarinettiste dans les attaques des morceaux, Steve Reich suggère également fortement une disposition des instruments sur scène pour l’exécution publique.

Disposition fortement recommandée par Steve Reich pour l’exécution de Music for 18 Musicians.

L’œuvre se décompose en 14 parties (deux mouvements pulsatifs et 12 sections les modulant) :

Pulses ~5’30 »
Section I ~4′
Section II ~5’15 »
Section IIIA ~4′
Section IIIB ~3’45 »
Section IV ~6’30 »
Section V ~7′
Section VI ~5′
Section VII ~4’30 »
Section VIII ~3’30 »
Section IX ~5’30 »
Section X ~2′
Section XI ~5’45 »
Pulses ~6’15 »

Music for 18 Musicians démarre sur une pulsation fondamentale qui sera tenue par les xylophones tout au long de l’œuvre qui dure environ une heure. En réalité, cette pulsation est multiple, composée de différents motifs joués aux xylophones, aux violons, aux clarinettes et chantés par les voix. Pulse expose également l’ensemble des onze accords composants l’œuvre et qui seront déclinés individuellement dans chacune des onze sections. Les différentes sections qui suivent font apparaître les phrases mélodiques des différents instruments et des voix. Les transitions sont assurées par un « appel » composé d’une note et de son octave jouées au vibraphone, technique empruntée par Reich au gamelan, et qui ordonne ainsi l’ensemble de la pièce. Le vibraphone, remplaçant le chef d’orchestre, permet non seulement aux musiciens d’assurer leurs transitions de manière coordonnée mais possède également une vocation pédagogique vis-à-vis de l’auditeur pour lequel cette longue pièce est ainsi plus facile à suivre. Certaines sections de la pièce ainsi que son architecture générale ont une structure classique ABCDCBA, commune chez le compositeur.

Le motif rythmique à 12/8 de Clapping Music qui forme le motif de base de Music for 18 Musicians

Dans la section I, Reich expose un motif rythmique qui est en fait celui de Clapping Music, cellule en 12/8 qui constitue la matière rythmique principale de Music for 18 Musicians, et est utilisée sous diverses formes dans l’ensemble des sections de la pièce.

Source : wikipédia

 

 

 

Airs à faire frire – nouveau vidéo

Salut, salut!

Voici en son et images le concert du trio Sylvain picard qui présentait Airs à faire frire le 5 octobre 2012 à la maison Villebon de Beloeil.

Compositions/arrangements et guitare : Sylvain Picard
Contrebasse : Mathieu Deschenaux
Batterie/percussion : Charles Duquette
© 2012 Elixirmusiques SOCAN (pour Sylvain Picard)
℗ 2012 身 Shēn Records

Pic et les blancs de mémoire en concert au labo demain (jeudi, 20 décembre)

Pic et les blancs de mémoire jousent Noël

Salut, salut!

J’espère que ça va bien. Ici, dans les rues de Villeray, les honnêtes gens se promènent la langue sortie pour attraper des flocons et les yeux écarquillés pour éviter les flaques de slush…

Demain, jeudi 20 décembre, les huit heureux amnésiques de Pic et les blancs de mémoire présenteront un spectacle de Noël débridé. L’octuor se paiera la traite et fera la fête à quelques-unes de ces tounes qui décorent nos hivers depuis belle lurette. En plus de ce répertoire givré, nous jouerons aussi des pièces cuivrés de Vigneault, Charlebois, Desjardins, Karkwa et autres «gosseux» de chansons de par chez nous.

Ça sent la fête…

 

Pic et les blancs de mémoire sur